Lentement les abîmes me trépane
Murmures sombres du tréfonds de mon ame
Toi qui m'as abandonné, incarnation de mes sentiments bafoués
Tu ne t'es contenté de m'achever, me regardant crever
Allégorie de ma souffrance
J'ai croqué dans le fruit empoisonné
A la pourriture de mon coeur j'offre mon allégeance
Exposition d'une déchéance surranée
Laisse moi partir, laisse moi mourir
Laisse moi rêver, laisse moi crever
Je dévore mon propre coeur, je savoure son goût si savoureux
Un léger goût de sang, une amer goût de chair
Et je crève tout doucement, si lentement
Je crache au visage de cet univers bafoué
Monde qui trop souvent m'as condamné
Putréfaction d'un cadavre agonisant
Je ne suis qu'une poupée au crâne explosé sur les pavés
Vulgaire pantin ensanglanté au coeur de pierre
Sentiments nauséabond qui putréfie mon air
Vile coeur trop souvent utiliser, manipulé
Toi, spectateur de ma douleur malsaine
Regarde moi dans les yeux, admire ma peine
Ce qui fut mon châtiment pour t'avoir aimé, pour m'être permis de rêver
Détourne moi de ma souffrance, tends moi la main, que je puisse la refuser
Je suis perdu au printemps de ma vie
Une perle de sang dans un océan de larmes
La libération et le repos au bout de cette lame
Mais je ne vous offrirais pas le plaisir que de céder à mon agonie
Il est temps, c'est sur cette nuit que je vais t'oublier
Toi mon coeur qu'un jour j'ai dit romantique
Toi qui n'es que la tentation aux acides reflets
Il est grand temps d'oublier, de consumer cette ame qui faisais de moi dit-on un être unique...
L'ange périt dans les flammes de mon enfer
Fragment d'une ame carbonisée, sa chair ensanglantée
Et c'est alors que le démon entre en guerre
Massacre, éviscération, sombres incisions quelques mots vibrant dans un coeur désué.